Une MAE est une municipalité qui s'engage à respecter les droits de l'enfant: ses opinions, ses besoins et ses priorités font partie intégrante des décisions, des politiques et des programmes publics. Bref, c'est une municipalité qui fait place à l'enfant dans toutes ses actions. La Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies demande, entre autres, aux municipalités de repenser les structures, les services et les aménagements qui ont des répercussions sur la qualité de vie de leur communauté. L'accréditation MAE vise à reconnaître les acquis et les intentions d'une municipalité au niveau de l'importance accordée à l'enfant dans l'élaboration de son offre de service.
Le CAMF est à l’origine de l’importation et de l’adaptation de l'initiative MAE. Ayant comme expertise première l’accompagnement des municipalités dans l’élaboration de politiques familiales municipales (PFM), l’organisme connaît bien les réalités des municipalités, des familles et des enfants du Québec. Le CAMF sait que plusieurs municipalités sont très consciencieuses du bien-être des enfants. Il souhaite donc les reconnaître et les promouvoir. Le CAMF assure la coordination de MAE ainsi que le soutien et le suivi post-accréditation. Il met à la disposition des municipalités accréditées des outils de promotion et d’information en plus de soutenir un projet de recherche qui permettra aux municipalités de s’en inspirer. Le CAMF adaptera son accompagnement selon l’évolution de MAE et les besoins identifiés par les municipalités accréditées et celles en devenir.
Selon le site Internet de Ville amie des enfants en France, d'ici 2025, environ 60% des enfants du monde en développement, soit plus de un milliard, vivront dans des villes et la moitié d'entre eux seront pauvres. Parmi eux, la moitié vit déjà dans des zones urbaines et le nombre d'habitants des taudis urbains pourrait doubler au cours des vingt-cinq prochaines années. Conséquence logique du mouvement de décentralisation qui s'opère dans une majorité de pays, les administrations locales assument davantage de responsabilités dans la prise en charge de services sociaux efficaces qui relevaient auparavant du pouvoir central.
Face à ce constat inquiétant pour l'avenir, l'initiative Ville amie des enfants fut lancée en 1996, dans le cadre de la résolution prise lors de la Seconde Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat II, Istanbul 1996), visant à faire des villes des lieux adaptés pour tous et, selon les termes de l'UNICEF, pour " les enfants d'abord ". La déclaration de la Conférence a confirmé que le bien-être des enfants représentait l'indicateur suprême d'un habitat sain, d'une société démocratique et d'une bonne gestion des affaires publiques.
La Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies exhorte les villes à repenser leur structure, les services et les aménagements qui ont des répercussions sur la qualité de vie de leur communauté. Chaque enfant a le droit d'accéder aux services de base et de bénéficier de possibilités de développement, qu'il vive en famille ou seul, dans un bidonville ou dans la rue.
La Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant, ratifiée par 192 pays, place les villes en face d'un défi nouveau en ce qui concerne l'installation de services et d'équipements, la participation et l'écoute des enfants et des jeunes et la solidarité internationale.